On les appelle les zones blanches, ces territoires où l’on ne peux pas surfer sur internet.
Les fournisseurs d’accès les délaissent car ils ne sont pas assez rentables.

En Haute-Garonne, une association lutte justement contre la fracture numérique en raccordant en haut débit ces endroits isolés.
C’est une poignée de bénévoles qui installent les nouvelles antennes à la demande.
Une démarche militante, en quelque sorte une revanche des oubliés du web.

 

Beaucoup en rêvent, une vie à la campagne avec vue sur les Pyrénées.

Pour ce village de 400 habitants au cœur du Comminges, la famille Da Silva à sauté le pas il y a deux mois. Mais en arrivant, zone blanche, aucun accès à internet, jusqu’à l’intervention d’une petite association et la délivrance pour cette famille ultra connectée.

Mme Da Silva : « Sans internet c’était catastrophique, vraiment catastrophique, on se sent coupé du monde. »

Aujourd’hui, leur débit est meilleur que dans les grandes villes car internet, de toits en toits, saute par dessus les collines.

Au départ de l’idée, une bande de copains bidouilleurs. L’un avait internet, l’autre graphiste et DJ se désespérait de sa connexion et envisageait de quitter la campagne.

Laurent D. : « C’était il y a 4-5 ans, gros râle bol, j’étais fatigué et je passais mes nuits sur internet. Un mail avec une pièce jointe de 2 Mégas mettait une demie heure à arriver. Maintenant je l’ai en une fraction de seconde. »

La technologie est exactement la même que les gros fournisseurs d’accès qui délaissent les zones isolées car trop peu rentables. Une petite antenne sert de relais radio sur le toit et la box de récepteur.

Cyril Gousse : « On a vu qu’il y avait réellement un besoin pour le développement économique local et pour que les habitants soient moins enclavés. On a donc décidé de faire évoluer ce réseau en ajoutant des récepteurs et en connectant de nouvelles personnes. C’est vraiment une revanche car nous avons été oubliés par les gros opérateurs et nous arrivons maintenant à obtenir de meilleurs débits qu’en centre ville de Toulouse au milieu de la campagne. »

Pour 28 € par mois, location du matériel incluse, les habitants de Toulouse à Saint Gaudens peuvent désormais se jouer des zones blanches.
L’association de bénévoles compte 500 adhérent et gagne chaque semaine de nouveaux adaptes.